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Une série d'agressions racistes à Marseille

Plusieurs personnes ont été agressées par des extrémistes de tous bords depuis lundi, dont l’enseignant d’une école juive et une femme musulmane.

Et maintenant, la panique. Ce mercredi à Marseille, plusieurs agressions ont été enregistrées par les services de police, impliquant les extrémistes de tous bords. Vers 20 heures, un professeur d’histoire d’une école juive du XIIIe arrondissement a été blessé à la jambe et au bras par deux hommes qui l’ont accosté dans la rue. S’arrêtant en scooter à la hauteur de l’enseignant, qui portait une kippa, les deux individus ont d’abord lancé des insultes avant de brandir un tee-shirt à l’effigie de Daech et d’exhiber sur leur portable une photo de Mohamed Merah. Dérangés dans leur attaque par l’arrivée d’une patrouille de police, ils ont pris la fuite.
Patrouille de police, le 17 novembre 2015 à Marseille Photo BORIS HORVAT. AFP
Plus tôt dans la journée, une femme musulmane s’était fait agresser à la sortie du métro Castellane, dans le centre-ville. Un homme âgé d’une vingtaine d’années se serait jeté sur elle, faisant le lien entre le voile qu’elle portait -un hijab, laissant le visage apparent- et les attentats de Paris avant de lui donner un coup de poing et un coup de cutter au thorax. La jeune femme, qui a rapidement prévenu la police, a été conduite à l’hôpital et son agresseur est activement recherché par la sûreté départementale, également chargée de l’enquête sur l’agression du professeur.

Ce double passage fait suite à un début de semaine particulièrement tendu dans la ville, où les intimidations se sont accumulées depuis les attentats. Lundi déjà, un homme de 23 ans qui avait crié à plusieurs reprises «Allah akbar» à des policiers en mimant l’égorgement avait été jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison ferme. Plusieurs tags islamophobes ont aussi été constatées dans le département, notamment à Aix-en-Provence, a précisé ce mercredi le préfet de police.

Stéphanie Harounyan Correspondante à Marseille – liberation

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