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Union des Comores : Jusqu’où la liberté peut-t-elle nous conduire?

 Union des Comores : Jusqu’où la liberté peut-t-elle nous conduire?  
Est-il vrai, n’est-ce pas,  que « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres« ? Que cette liberté, laquelle nous chérissons tant  consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui dans l’exercice des droits naturels afin de permettre justement à l’individu d’en jouir en tant que citoyen? Si ces droits fondamentaux venaient à être remis en cause, Peut-on parler, en ce moment là, de « liberté » ? Qu’en est-il du « respect » et de la dignité de l’homme? N’est-il pas vrai qu’en communauté de vie, le « respect » doit être réciproque et que pour être respecté, l’individu doit aussi respecter les autres ? De même que la liberté de pensée n’est pas l’apanage d’insulter, ni de tuer d’ailleurs, comme nous rappelle la « philosophie des Lumières » ainsi que la religion musulmane. 
 
Or, on constate que des esprits constipés font une entorse à ce pacte de communauté de vie. En effet, il est à souligner que les anciens présidents comoriens et chefs d’Etats en exerce ne doivent pas être jetés en pâture caricaturale parce que tout simplement on les déteste, on n’approuve pas leur gestion de l’Etat. Non! Quelque soit la divergence d’opinion ou d’idéologie politique, ils sont l’emblème de notre nation. Je parle aussi du citoyen lambda qui a droit au respect et à la dignité humaine. Selon Youssouf Ali, un membre du conseil de l’île,  « Sambi et Azali méritent bien notre respect et que le débat des idées n’a rien à voir avec les insultes, les images pornographiques ou les diffamations. La bataille des idées se mène sur le plan de la construction», avant de conclure que « la liberté a ses limites ».
 
Les réseaux, terreaux de la diffamation :
Il est très pédagogique de comprendre que les enjeux des réseaux sociaux  sont comme une arme à double tranchant ou une arme à destruction massive diront certains. Par cette liberté totale qu’incarnent Facebook, Instagram, Twitter, certaines personnes installées devant leurs PC pour publier  des « Fake-news », des « Kompromat », relayeurs de fausses informations et  de mensonges d’Etat, incités par l’appât de gain, avec le seul plaisir de nuire, imposent de plus en plus leurs méthodes sur la toile. Des images à caractères pornographiques au moyen d’un logiciel de montage-photo montrent les parties génitales du présent Azali et d’autres personnalités. C’est très violent, insupportable et destructif! C’est toute la classe Politique de l’Union des Comores qui est concernée par le « Kompromat », fausses informations insultantes, diffamantes sans qu’ils ne s’inquiètent des ravages causés par leurs publications. C’est facile de se cacher derrière des faux profils pour diffamer et dénigrer. Cette façon de faire relève de la lâcheté et l’aptitude d’avoir atteint la frontière de l’intelligence pour tous ceux qui s’adonnent à cette pratique.
 
Le débat, une alternative vers la démocratie :
Dans les sociétés avancées, les gens débattent sans passion, jusqu’à trouver une solution, dans le respect de l’adversaire, or, aux Comores, qu’on soit instruit ou ignare, la passion prend très vite le dessus. Là, on peut se poser la question suivante, comment atteindre l’émergence socioéconomique si ceux qui doivent conduire le  troupeau pendant la transhumance vers les prairies vertes sont aveuglés par la haine ? Alors animons le débat d’idées qui est l’oxygène de la démocratie et le respect, mettons  notre  arme de persuasion à la disposition du changement.
 
Ne doit-on pas légiférer 
Malheureusement, forcé de constater que ces personnes qui, par lâcheté, franchissent les limites de l’acceptable pour dénigrer les autres, défier tout le monde parce que qu’ils s’estiment  intouchables. Cela est vrai qu’en Union des Comores,  « il y a un véritable vide juridique ».  Notre société évolue et nous devons aussi réadapter l’arsenal juridique car ces actes ne doivent en aucun cas restés impunis. Les députés doivent  se pencher sur ce sujet, y réfléchir à une proposition de loi pour punir sévèrement les responsables des «  Fake-News », de ces images hardes à caractère diffamatoire. Ces phénomènes existent partout dans le monde mais à chaque fois, les pays concernés par ce phénomène de société ont su réagir avec efficacité par la mise en place d’une brigade de la toile afin de traquer ces pourfendeurs de la liberté partout où ils se cachent. Si nous espérons changer les mentalités, le Parlement doit légiférer pour faciliter les recherches sur les pourfendeurs de la liberté d’expression. Il faut faire la part des choses entre « porno » qui est un phénomène basé sur l’amour, le sex et la frustration qui en découle. Alors qu’on parle ici de politique. 
 
Mbadakome
 
 
 
 

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