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Venu du ciel, l’envoyé de Dieu plane sur les Comores

Venu du ciel, l’envoyé de Dieu plane sur les Comores

Il veut humilier haineusement Mohamed El-Had Abbas

Par ARM

     Tous les jeunes Comoriens qui ont posé un jour leurs pieds dans une Faculté de Droit vous le confirmeront: la Justice existe parce qu’une société civilisée ne saurait s’accommoder de la vengeance personnelle comme mode de régulation des rapports sociaux. Or, Sa Suffisance Monsieur le Grand Vizir en charge de Dieu, du Prophète, du Paradis, des Gènes, de la Généalogie et de la Génétique ne peut toujours pas le comprendre. Lui qui se voyait déjà Président des Comores et qui a été logiquement éliminé dès le premier tour de l’élection du chef de l’État en 2016 a trouvé un nouvel ennemi, sur qui il veut verser sa petite haine personnelle: Mohamed El-Had Abbas, ministre de la Justice dans le dernier gouvernement dirigé par Ikililou Dhoinine, et surtout ministre de l’Intérieur par intérim de janvier à mai 2016.

Que lui reproche l’homme venu du ciel pour régner sur Terre? La plus horrible des choses. Il l’accuse d’avoir organisé son élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle. Rien que ça! Du coup, l’envoyé de Dieu a décidé de «se venger» de lui, en le faisant passer pour un ruffian, alors que contrairement à lui, Abbas Mohamed El-Had a accompli sa tâche ministérielle de la plus honorable des façons. Cela, tout le monde le sait, mais l’homme venu du ciel sait que son mentor le méprise profondément, et il cherche un bouc émissaire, croyant y arriver en essayant de salir haineusement Mohamed El-Had Abbas, qui est absolument propre, sans la moindre saleté.

Il faut voir comment le Grand Vizir se réjouit d’un rapport provisoire de la Cour des Comptes, au lieu d’attendre le rapport définitif afin de réagir en conséquence. Tout homme honnête et sérieux est scandalisé quand il se rend sur le profil Facebook du ministère de la Justice et quand il constate «la fuite» organisée ignominieusement au profit du journal Al-Fajr, la voix de son maître. La date limite pour répondre aux observations provisoires de la Cour des Comptes est fixée au 25 décembre 2016. Pourquoi donc cet acharnement et cette précipitation? Le Grand Vizir veut humilier Mohamed El-Had Abbas. Sait-il lire? Il faut s’en poser la question. Il doit savoir que la Cour des Comptes n’accuse pas, mais veut savoir.

La lettre adressée par Ahmed Elharif Hamid, Président de la Cour des Comptes, n’accuse pas Mohamed El-Had Abbas, mais lui demande des informations: «Après avoir contrôlé le compte […] du ministère de la Justice exercice 2015 et de janvier à août 2016, la Section des Comptes a établi le Rapport d’Observations provisoires (ROP) ci-joint en annexe de la présente. Ce document a un caractère provisoire qu’il vous appartient de préserver. Je vous prie de bien vouloir me faire connaître dans un délai d’un mois, à compter de la date de réception de la présente lettre, vos observations éventuelles sur ce rapport. À défaut de réponse dans le délai précité, la Section des Comptes s’estimera fondée à considérer que ses observations n’appellent pas d’observations de votre part».

Nous avons bien lu ce qui est écrit sur ce document. Tout d’abord, il s’agit d’un «Rapport d’Observations provisoires», et il s’agit d’un document confidentiel. Or, c’est le Grand Vizir, le plus grand «avocat» comorien de toutes les éternités, qui viole la confidentialité en question, alors qu’en Déontologie enseignée à l’École des Avocats, la confidentialité des documents est une règle sacrée. Qu’on se le dise! Et qu’on le lui dise. D’où la question: à quoi rime toute cette foutaise? Ensuite, pendant que, emporté par sa petite haine envers Mohamed El-Had Abbas, le Grand Vizir casse tout comme un éléphant dans un magasin de porcelaines, il aurait dû fournir l’effort de remarquer que la lettre d’Ahmed Elharif Hamidi n’est assortie ni de menaces de poursuites judiciaires, ni d’accusation de malversations. Enfin, une fois de plus, l’homme venu du ciel pour régner sur Terre a perdu une occasion de contrôler ses nerfs, son cœur et son âme. À force de vouloir humilier les autres, il s’humilie lui-même, et plus personne ne le prend au sérieux aux Comores, si tant est qu’on l’a déjà pris au sérieux un jour.

Qu’est-ce qui agite tant le Grand Vizir? Il a fallu lire le document qu’il croit capable de lui donner les moyens d’humilier Mohamed El-Had Abbas. Pour résumer les choses, force est de constater que l’ancien candidat génétique et généalogique n’a pas encore compris que dans cette affaire, Mohamed El-Had Abbas n’a rien à se reprocher parce que la gestion des actions et urgences de son ancien ministère est faite en concertation avec le secrétaire général du ministère. Selon les urgences et priorités du moment, certaines activités sont payées par les crédits alloués avant de faire l’objet d’une régularisation au Trésor public, mais après l’aval du Conseil des ministres. Pour éviter les blocages, les demandes auprès du ministère de l’Économie et des Finances suivent la même voie administrative. Le secrétaire général du ministère (administrateur des crédits) et le Directeur administratif et financier sont conjointement chargés du déclenchement des procédures de régularisation et assurent le suivi de cette régularisation. C’est tout. C’est tout… Il n’y a rien de plus.

Le Grand Vizir ne sait pas non plus que la levée géométrique et l’étude du sol accidenté, un sujet qui l’affole inutilement, avaient été demandées par le Président de la Commission nationale des Droits de l’Homme pour la construction d’une maison d’arrêt à Itsoundzou. Ce site a été retenu par le gouvernement et l’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND). Les études topographiques relevaient de la responsabilité de l’État comorien, tandis que les fonds provenaient de l’Organisation mondiale pour la Paix, qui avait reçu des autorités comoriennes le plan architectural.

Sa Suffisance venue du ciel fait semblant de ne pas savoir que quand Mohamed El-Had Abbas était ministre de la Justice, son département avait élaboré une brochure faisant état d’une régularisation de crédits de réception d’un montant de 750.000 francs comoriens, pour une durée de deux trimestres. Dès lors, il ne sert à rien d’en faire un casus belli. Le sujet est clos. Point à la ligne. On n’embête pas les gens pour des banalités, surtout en l’absence d’illicéité.

Or, l’ancien secrétaire général, qui était l’ordonnateur des crédits, et l’ancien Directeur administratif et financier du ministère de la Justice sont arrêtés sauvagement et arbitrairement alors qu’ils préparaient leurs réponses aux observations de la Cour des Comptes. Ce qu’ils avaient à signaler allait ridiculiser l’homme venu du ciel pour régner sur Terre: le dossier est vide. Sinon comment expliquer cette précipitation très suspecte et haineuse? En tout cas, ceux qui ont fait de l’humiliation de l’autre le seul but de leur vie doivent comprendre que le peuple comorien ne se laissera pas entraîner dans une mascarade. Les Comoriens sont des adultes et comprennent tout sur la vengeance devenue l’arme d’un pouvoir politique illégitime, inculte et aux abois.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 19 décembre 2016.

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