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VIOLENCE A MAYOTTE : SAISIR LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES

VIOLENCE A MAYOTTE : SAISIR LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES
 Décasage à Mayotte
 
Violence à Mayotte : Un comité de soutien aux victimes voit le jour

 

Le climat qui règne dans l’ile comorienne de Mayotte depuis bientôt deux mois, devient de plus en plus inquiétant. Le ton se durcit au niveau diplomatique entre Moroni et Paris. Si pour le moment, les autorités comoriennes refusent d’accueillir les personnes en situation irrégulière renvoyées de force, il n’empêche que la situation humanitaire continue de se dégrader. Raison pour laquelle, le Comité de soutien aux victimes des exactions et violence de Mayotte a d’ores et déjà commencé à tirer la sonnette d’alarme. Ce collectif nouvellement crée qui a tenu une conférence de presse tenue hier lundi au cabinet de Maitre Said Larifou, veut aider les comoriens en détresse. 
Lors de la rencontre avec la presse, Saïd Larifou, un des fondateurs dudit comité, a déploré la violation du droit international humanitaire à Mayotte. “Les Comoriens des autres îles sont victimes de violence physiques. Ils subissent des sévices, des viols. Ils sont déplacés de force et sont devenus les principales cibles des gens mal intentionnés. C’est inacceptable. Nous ne pouvons pas intervenir dans les autres pays tels que les Etats-Unis, Sri Lanka pour des questions humanitaires et faire la sourde oreille pour ce qui se passe chez nous. Notre travail concernera le volet humanitaire”, a fait savoir l’avocat. 
Sauver les enfants 
Sauver les enfants abandonnés dans les rues juste par ce que leurs parents ont été chassés et expulsés de chez eux fait partie des premières préoccupations du comité. Celui-ci a défini des actions à mener. Tout d’abord, saisir le gouvernement comorien et les institutions internationales comme l’Onu, l’Union africaine, l’Union européenne afin d’aider les enfants de la rue. Faire en sorte que des enquêtes indépendantes soient menées par des organismes internationaux neutres pour déterminer les responsabilités par rapport aux exactions commises à Mayotte et qui ciblent les communautés originaires de Mwali, Ndzuani et Ngazidja. “Nous espérons obtenir le déploiement sur le terrain des organisations internationales qui militent pour les droits des enfants. Nous ne pouvons pas laisser ces enfants être envoyés en France au risque de perdre leur culture, leur religion. Car il est clair que les autorités françaises ont failli et des milliers d’enfants sont abandonnés”, a ajouté Saïd Larifou. Certaines personnes se trouvant sur place et qui n’approuvent pas du tout la violence régnant sur place sont prêtes à travailler avec le comité a annoncé l’avocat. 
Aujourd’hui, il est important de se demander s’il est légal de placer des comoriens dans des centres de rétention à Mayotte comme s’ils étaient des étrangers, s’interrogent les conférenciers. Le combat du comité est humanitaire et les démarches seront loin des idées partisanes et des démarches politiques, a précisé de son coté, Maitre Baco. Ils demandent le soutien et l’appui de tout un chacun. Pour ce qui est du financement des activités, les artistes comptent organiser des concerts. Des lettres seront envoyées aux chefs des villages de toutes les localités du pays afin d’apporter leurs contributions. Une manière de s’entraider d’abord avant la recherche de l’aide venant des bailleurs internationaux, estiment les membres du comité. 

Abdou Moustoifa 
Source (sans la photo) : Al-watwan N° 3400 du mardi 3 avril 2018

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