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Xénophobie villageoise: Le village de Djoumoichongo est au sommet l' Xénophobi?

 
 
Critiquer, c’est de garder un œil ouvert sur le monde pour l’empêcher de mal-tourner. 
Dans la langue swahili, parlée en grande partie en Afrique orientale, Djoumoichongo signifie littéralement au-dessus de la côte. Cela voudrait dire également, une bosse de la côte ou encore le sommet du sommet. Djoumoichongo se place aujourd’hui au plus haut sommet du nationalisme  communautaire. 
 
Et pour cause, dans ce village de 3000 âmes, situé dans la région de Hambou, des hauts responsables ont sorti cette localité de l’anonymat par la « fatwa » prise hier lors d’une réunion publique interdisant à leurs filles et garçons de se marier avec des étrangers dans la tradition comorienne. L’objectif de cette cité est de prohiber le mariage mixte. « Aucune Fille ou garçon originaires de ce village n’a le droit de se marier avec un nom-Comorien, sous peine des sanctions sévères. Celui ou celle  qui violerait cette fatwa sera banni du village, sa famille  sera punie de 5 ans de mise e quarantaine, et d’une amende 5 000euros. Le ressortissant du village qui soutiendra ceux qui  violeront cette décision s’expose, lui aussi, à 5 ans d’exclusion et 2000 euros d’amende », ont déclaré conjointement les responsables du village. Mais cerise sur le gâteau, la capitale des Comores, Moroni vient d’emboiter le pas en prenant la même division.
 
Comment comprendre une telle décision ?
 
Une chose est claire pour ces villageois, il s’agit des mentalités      d’un autre âge qu’il faudrait mettre à la poubelle. Il faut se rendre à l’évidence que les Comores ont des influences diverses, et parmi elles, les Bantous, ce peuple venu de l’Afrique orientale ou centrale l’antiquité, les arabes venus de l’Arabie, les Occidentaux venus de l’Europe, ainsi que nos voisins Malgaches. Et si ces villageois savaient que leur ADN est loin d’être authentiquement Bantou, ils s’interrogeront deux fois avant de prendre de telles décisions xénophobes. Sachant que pour la ville de Moroni et le village de Djoumoichongo ils disent ne pas interdire les mariages mixtes, mais plutôt de ne pas faire les cérémonies culturelles comme le oukoumbi, toirab etc. C’est se foutre des gens car on peut embrasser une culture par un conjoint. Il s’agit là d’une décision rétrograde et xénophobe.
 
S’il y avait une  solution à proposer à ces notables, je leur dirais de faire revenir au village tous leurs ressortissants pour vivre en vase-clos comme ça il n’y aurait plus de tentation.
 
Mbadakome
 
 
 

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