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Youssouf Moussa, cet indépendantiste de Mayotte !

©habarizacomores
Youssouf Moussa, est l’un des rares mahorais à militer contre la présence française dans son ile natale et pour l’unité des Comores. Il n’a pas perdu de sa vigueur et de sa pugnacité. Il participe tous les ans à la célébration à Moroni de la journée nationale Maoré et il était là, au palais du peuple, lors de la célébration de la journée nationale Maoré le 12 novembre 2015. 40 ans après l’indépendance inachevée des Comores et trois ans et demi après la départementalisation de Mayotte, il est de plus en plus désarçonné face à la démission et à la capitulation des autorités comoriennes. 
Il est dépité par la démission de ses collègues de combat qui considèrent que c’est une cause perdue et qu’il n’y a donc pas lieu de continuer un combat sans issue. Ainsi des nombreux partisans du Front démocratique à Mayotte (Fd) se sont retirés pour avoir la paix et d’autres se sont rendus avec armes et bagages.
Il reconnait qu’à Mayotte, il y a, sur le plan des infrastructures, un réel développement : des routes, des écoles sont construites, toutefois il estime que le système de valeurs est renversé. Les jeunes se disent qu’il ne vaut pas la peine de se fatiguer puisque, après tout, il y aura toujours l’argent. Aujourd’hui, les entrepreneurs locaux sont soit des Français, soit des Réunionnais. Les Mahorais sont là en spectateurs. C’est le même processus que dans les autres colonies, c’est-à-dire une société d’assistanat selon Youssouf Moussa. On accorde par-ci par-là des subsides pour calmer les ardeurs des Mahorais. Non seulement les Français prennent du poids sur le plan économique, mais bientôt ils investissent le champ politique.
Dans une interview accordée au journal Al Watwan, en novembre 2012, il avait affirmé que de nos jours les Mahorais s’en vont et s’installent en France et à la Réunion et les blancs s’installent à Mayotte et on assiste à un changement progressif de la population de cette île. Il avait affirmé que l’Etat comorien devra être conséquent avec la constitution qui stipule clairement que les Comores sont composées de quatre îles. L’article 1er de la loi relative aux conditions d’éligibilité du Président de l’Union et aux modalités d’application de l’article 13 de la Constitution dispose que la présidence de l’Union est tournante. Au terme du mandat en cours, exercé par Ngazidja, le tour revient à Ndzuwani, puis Mwali ensuite Maoré sous réserve des dispositions de l’article 39 de la Constitution.
Face au combat héroïque d’un tel compatriote, alors que les leaders politiques comoriens se lancent pour que la tournante de l’élection présidentielle de l’Union revienne à la Grande Comore en 2016, il est plus que nécessaire d’affirmer haut et fort que la tournante devrait tourner au profit de Mayotte. Si le combat du retour de Mayotte dans son giron naturel était sincère, les hommes et femmes politiques devraient réfléchir sérieusement, sur les dispositions juridiques transitoires pouvant faciliter la tenue des élections primaires qui peuvent avoir lieu soit á Mayotte après la tournante de Mohéli soit dans toute autre partie du territoire national, pour le choix des candidats mahorais qui se porteront candidats à la magistrature suprême. 
Ça serait une récompense bien méritée aux indépendantistes comoriens de Mayotte, comme Youssouf Moussa, minoritaires certes, mais qui ne cessent de mener un combat difficile à Mayotte contre la présence française dans cette ile. Nos hommes et femmes politiques ne l’ont pas fait et à quelques jours de la signature du décret convoquant le collège électoral, il est tout à fait sûr que la tournante n’ira pas à Mayotte mais à la Grande Comore et les candidats à la future élection présidentielle n’auront pas de vice-président originaire de Mayotte. Et pourtant, le 18 septembre 2010, la Cour Constitutionnelle a déjà reconnu à l’île de Mayotte son droit de disposer d’un Vice-président.
Cos hommes et femmes politiques ont eu tort de ne pas avoir fait de la tournatte de Mayotte une priorité nationale, car les témoignages de plus en plus forts des compatriotes de Mayotte démontrent que le combat pour le retour de Mayotte n’est pas perdu. Il prendra le temps qu’il faut, des décennies, voire des siècles, mais cette île réintégrera les Comores. La double présence de mahorais dans les festivités du 12 novembre et dans l’équipe nationale de foot bal qui affronte ce 13 novembre 2015 à Mitsamihouli l’équipe du Ghana, dans le cadre de la phase préliminaire des éliminatoires de la coupe du monde de 2018, démontre que la nation comorienne existe bel et bien depuis des siècles. N’en déplaise aux séparatistes de tous poils !!! Par ComoresDroit

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