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Youssoufa Idjihadi «émerge» «à l’horizon 2030»

Youssoufa Idjihadi «émerge» «à l’horizon 2030»

Il demande à l’Armée de soutenir la présidence à mort

Par ARM

     L’Armée marocaine avait essayé de renverser et même de tuer le Roi Hassan II le 10 juillet 1971, au Palais royal de Skhirat, au Sud de Rabat, et le 16 août 1972. Dans le deuxième cas, le Général Mohamed Oufkir, alors ministre de la Défense, avait tout tenté pour faire abattre l’avion du Souverain par des avions de chasse, de la verticale de la ville de Tétouan (Nord) à l’Aéroport de Rabat-Salé. Le Roi Hassan II avait tiré les conséquences de ces deux tentatives régicides, disant le 13 juillet 1971, lors d’un entretien qu’il avait accordé à Jean Mauriac de l’Agence France Presse (AFP): «Je ne changerai pas de politique, mais, bien sûr, je vais changer quelque chose dans la façon de gouverner mon pays, à commencer par moi-même. Il est certain que ces événements ne sont pas des événements spontanés. Ils ne sont que la stratification, d’une part, d’un certain nombre de conjonctures, et d’autre part, d’un certain nombre d’erreurs d’appréciation. Dans cette part d’erreurs figurent les miennes. Vous en dire la nature et le volume est à mon avis prématuré, car tout cela nécessite une introspection extrêmement scientifique»: Cité par Ignace Dalle: Les trois rois. La monarchie marocaine, de l’indépendance à nos jours, Fayard, Paris, 2004, p. 367.

Seuls les grands hommes savent tenir ce genre de discours. Personne ne s’attend à ce que le «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», puisse parler avec une telle intelligence un jour. Plus intéressant encore, le Roi Hassan II était arrivé à la conclusion selon laquelle les hauts gradés des Forces Armées Royales (FAR) «avaient plutôt l’impression d’un abandon de famille. Le lendemain du coup manqué de 1972, j’ai réuni les responsables ici, à Skhirat. “Ça va me demander du travail, leur ai-je annoncé, mais je vais vous reprendre en main. Vous avez besoin de faire de la politique”. C’est ainsi que j’ai commencé à politiser les cadres importants de l’armée, pour qu’ils n’aient plus l’impression d’être des citoyens amputés. Je leur ai expliqué qu’il fallait absolument qu’ils connaissent les réalités de la politique régionale, et cela s’est révélé très efficace lorsqu’il a fallu foncer au Sahara. Je leur ai aussi déclaré: “Le jour où il y aura des grèves, vous aurez certainement un cousin ou un frère parmi les grévistes. Il faut que vous sachiez pourquoi ils se sont lancés dans cette action et s’ils ont raison”»: Hassan II: La Mémoire d’un Roi. Entretien avec Éric Laurent, Plon, Paris, 1993, p. 175.

Une fois de plus, c’est très intelligent. J’ai donc intitulé le Chapitre III de mon livre de 429 pages sur le Roi Hassan II «Dépolitisation par politisation des FAR et consolidation du système de Défense du Maroc»: ARM: Ce que le Maroc doit au Roi Hassan II, L’Harmattan, Paris, 2014, pp. 149-208.

Or, que voyons-nous aujourd’hui aux Comores? Le «Colonel» sans Baccalauréat Youssoufa Idjihadi dit «Youssoufa Mfamanga» («Youssoufa-Poisson-séché», ancien vendeur de poisson séché au marché), le chef d’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND), a choisi pour l’Armée la politisation par la politique politicienne. Certain que ses amulettes et gris-gris d’origine malgache étaient bien aux poignets, l’autre jour, il a reçu les officiers de l’AND, pour une messe basse, et y a tenu des propos politiques de politique politicienne sans rapport avec la mission et les objectifs de l’AND. C’est un vrai corrompu, un pauvre type sans honneur, ni dignité.

Il a crâné et péroré en disant doctement à l’Armée que le pays avait besoin de développement économique et social, et qu’aucun régime politique ne pouvait assurer ce développement sans inscrire sa démarche dans la durée la plus longue. Au surplus, il argua du fait que pour les besoins du développement de ces chères et éternelles Comores, l’Armée devait accompagner, soutenir et aider le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri jusqu’en 2030. Ah! Le fameux «horizon 2030», cher à Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou, le plus grand émetteur de chèques sans provisions de toute l’Histoire des Comores.

Ces propos criminels d’une insolente gravité et désinvolture ont été tenus avec une légèreté déconcertante. Incultes, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri et Youssoufa Mfamanga ne veulent jamais comprendre que la continuité de l’État existe et qu’aucun dirigeant ne peut réussir seul le développement d’un pays, qui se fait sur plusieurs générations.

Mais, retenons ceci: au Burkina Faso, Blaise Compaoré avait lâchement tué le Président Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, et s’était incrusté au pouvoir jusqu’à ce qu’il y soit chassé par un peuple en colère, le 31 octobre 2014, après la mort de plusieurs personnes, et après l’incendie de l’Assemblée nationale. Or, nous voilà le dimanche 16 novembre 2014. Le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri était l’invité de Radio France Internationale (RFI) et a été interrogé notamment sur l’entêtement d’âne rouge de Mohéli chez Blaise Compaoré, qui voulait rester encore au pouvoir, par manipulation de la Constitution, avant sa chute et sa fuite honteuse vers la Côte-d’Ivoire.

Or, sans se gêner, le fou de Mitsoudjé avait prétendu que l’assassin du regretté Thomas Sankara était «de bonne foi et de sincérité», «Blaise est un type qui m’a beaucoup aidé, un type très gentil», qui n’aurait jamais dû quitter le pouvoir car après 27 ans de dictature, il n’aurait pas eu le temps de finir ce qu’il avait commencé! Déjà l’apologie de la présidence à mort. Il ajouta bêtement sur cette tentative de présidence à mort au Burkina Faso: «J’étais tombé dans le piège dont je parle» et, «au Burkina, c’est un Président qui a démissionné» spontanément, après tant de morts, blessés et dégâts matériels. Quel goujat inculte!

Youssoufa Mfamanga, l’ancien vendeur de poisson séché devenu chef d’État-major de l’Armée, s’est confié à un des très proches amis, avant la réunion précitée, et lui a dit que l’Arabie Saoudite souhaitait que le gougnafier Assoumani Azali Boinaheri reste au pouvoir jusqu’en 2030 et qu’elle s’apprêterait à l’aider. Il est inadmissible qu’un militaire de son rang prenne ses ordres auprès d’un pays étranger afin de piétiner la Constitution de la République. Ces gens-là n’ont aucun principe. Youssoufa Mfamanga n’est pas à son galop d’essai, lui qui, en tenue de commando, avait obligé la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI) à proclamer des résultats truqués, incomplets et anticonstitutionnels en 2016, alors que le ministère de l’Intérieur et la Cour constitutionnelle demandaient le contraire.

Youssoufa Mfamanga se comporte exactement comme le zélé Ibrahim Ali Mzimba. Il dessert maladroitement la «cause» qu’il dit servir, comme l’a fait l’avocat de la mort de la Cour constitutionnelle lors de sa conférence de presse à l’utilité douteuse, qui a énervé à mort ce membre de la famille du Saigneur Assoumani Azali Boinaheri, que j’ai connu au Maroc, et qui dit: «La conférence de presse de l’avocat qui se croit capable de défendre toutes les causes sales est d’une saleté repoussante. Il ne pouvait rendre au pouvoir pires services que ceux découlant de son exercice oratoire complètement débile et raté. C’est d’une incroyable nullité, et cela a produit l’effet inverse sur l’opinion publique. Ce système de défense est des plus abscons. Son argumentation est d’une nullité exécrable. Il a littéralement détruit le pouvoir en place par des déclarations qui trahissent son manque de conviction, de sincérité et de professionnalisme. Qui lui a conseillé une sortie médiatique aussi pitoyable?».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 19 avril 2018.

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